Selon l’endroit où vous vivez en Belgique, on compte entre 1 400 et 1 700 heures d’ensoleillement par an. Ce chiffre augmente même chaque année. Ce nombre d’heures d’ensoleillement est déjà suffisant pour produire sa propre énergie solaire. Mais que faut-il savoir d’autre sur cette énergie avant d’investir dans des panneaux solaires ? Ci-dessous, vous trouverez une série d’explications qui peuvent s’avérer utiles pour vous.

Vous investissez dans des panneaux solaires ? Vous récupérez votre investissement plus rapidement que vous ne le pensez

Lorsqu’on envisage d’installer des panneaux solaires, il est intéressant de prendre en compte non seulement le prix de revient, mais également le délai de retour sur investissement. En effet, grâce à des panneaux solaires, vous réalisez de belles économies sur votre facture d’énergie, surtout quand on sait que les prix de l’énergie peuvent continuer à augmenter.

Le prix exact que vous payez pour votre installation de panneaux solaires dépend de plusieurs facteurs. Bon à savoir : le prix des panneaux solaires en 2019 était inférieur d’environ 65 % à celui de 2010. Cette baisse de prix au fil des ans est une excellente chose. Par ailleurs, le type de panneaux solaires et la composition de votre famille sont des facteurs déterminants. Plus les membres de votre famille sont nombreux, plus la consommation est importante et plus vous avez besoin de puissance. Le délai moyen de retour sur investissement est de 8 à 10 ans.

La consommation moyenne d’une famille est de 3 500 kWh/an. Le prix indicatif d’une installation solaire couvrant cette consommation est de 8 800 € TVA comprise. Votre habitation a plus de 10 ans ? Dans ce cas, vos panneaux solaires vous coûtent encore moins cher car vous bénéficiez du taux de TVA réduit de 6 %. Grâce à cette installation comprenant 16 panneaux, vous économisez environ 870 € par an sur votre facture d’énergie. D’ici une dizaine d’années à peu près, vous récupèrerez votre investissement. Sachez également que la longévité de vos panneaux solaires est d’au moins 25 ans, ce qui signifie que vous bénéficierez encore d’une réduction substantielle sur votre facture pendant 15 ans.

Attention : Ceci diffère d’une zone de réseau à l’autre et dépend de votre onduleur. Les tarifs par gestionnaire de réseau sont disponibles ici.

Il existe différents types de panneaux solaires

Pour commencer, il existe deux types de panneaux solaires pour équiper votre maison : les panneaux en silicium cristallin et les panneaux basés sur la technologie des couches minces. Ces derniers sont faciles à installer sur les toits plats. Cependant, pour la plupart des habitations, les cellules solaires en silicium cristallin représentent le meilleur choix car elles génèrent davantage d’énergie sur une surface plus petite. Il s’agit donc de la technologie la plus couramment utilisée.

Parmi les panneaux solaires en silicium cristallin, on distingue deux types différents : les monocristallins et les polycristallins. Ils offrent le même rendement, mais ils diffèrent sur quelques points.

Panneaux solaires monocristallins
La couleur des cellules en silicium monocristallin varie du bleu foncé au noir, ce qui donne un aspect plus plat au toit. Les cristaux des panneaux solaires monocristallins sont posés dans la même direction, ce qui leur permet de produire davantage d’électricité en plein soleil. Ils sont également un peu plus performants par temps nuageux et, à des températures plus élevées, leur rendement diminue moins rapidement. Ce type de panneaux solaires est celui qui convient le mieux à un toit orienté au sud et doté d’une surface limitée.

Parmi les panneaux solaires monocristallins, on compte également des panneaux à haut rendement. Actuellement, la capacité de ces panneaux est de 400 Wc. Le fabricant de panneaux solaires Trina Solar est en train de développer des panneaux à haut rendement d’une capacité de plus de 500 Wc. L’efficacité de ces panneaux est de plus de 18 %. Au cours des 10 premières années, vous êtes quasiment certain(e) de bénéficier d’une puissance de 90 %, qui passera ensuite à 80 %. En comparaison avec les panneaux solaires disposant de moins de watts-crêtes (Wc), il n’y a donc pratiquement pas de perte de puissance. Les panneaux à haut rendement mesurent généralement 1,6 x 1,6 mètre et pèsent entre 26 et 35 kg en moyenne. Il est préférable de relier ces panneaux solaires à un onduleur d’excellente qualité, afin que celui-ci convertisse aisément l’énergie produite.

Dernière variante de panneaux solaires monocristallins : les panneaux ‘all black’ ou ‘full black’. Les plus beaux selon certains, car la trame blanche entre les cellules est ici invisible. Toutefois, leur rendement n’est pas optimal. Du fait qu’ils sont totalement noirs, ils se réchauffent plus rapidement. Et plus ils sont chauds, plus le rendement est faible pour le même ensoleillement.

Panneaux solaires polycristallins
Les cellules solaires en silicium polycristallin existent en différentes teintes, mais elles sont généralement bleues. Leur couleur dépend des propriétés du revêtement antireflet de chaque cellule solaire. Les panneaux solaires polycristallins sont moins chers que la variante monocristalline et génèrent plus de courant en lumière diffuse en raison de l’irradiation indirecte ou latérale. Et ce parce que les cristaux sont tournés vers l’extérieur en éventail. Votre toit est orienté à l’est ou à l’ouest ? Dans ce cas, mieux vaut choisir ce type de panneaux solaires.

Autres types de panneaux solaires
Les panneaux solaires à couche mince sont fabriqués en tellurure de cadmium (CdTe) et en séléniure de cuivre-indium-gallium (CIGS). Ils sont plus flexibles, plus légers et plus beaux que les panneaux solaires polycristallins et monocristallins. Mais des trois types de panneaux, ce sont également les moins efficaces. Le degré d’efficacité dépend du matériau dont sont faites les cellules, et s’élève en moyenne à 11 %.

Par ailleurs, plusieurs chercheurs travaillent sur le développement de cellules solaires à pérovskites. La pérovskite est un minéral que l’on trouve dans la nature. Ce type de cellules solaires absorbe mieux la lumière, il est moins cher et plus facile à produire que les cellules traditionnelles en silicium. Les cellules solaires à pérovskites atteignent déjà maintenant un rendement élevé de plus de 22 %. Elles contiennent encore une certaine quantité de plomb : elles sont donc actuellement trop toxiques pour être utilisées dans un environnement durable.

L'onduleur : le cœur de votre installation solaire

L’onduleur est connecté aux panneaux solaires. Il convertit le courant continu généré par ceux-ci en courant alternatif permettant de faire fonctionner les appareils électriques. L’emplacement de l’onduleur est soumis à un certain nombre de restrictions. Par exemple, l’espace et la ventilation doivent y être suffisants.

Vu que l’onduleur fonctionne en haute tension, il s’use plus vite que les panneaux solaires. Choisissez donc un onduleur couvert par une garantie sérieuse, et de bonne qualité.

 

Pour orienter votre choix, voici les points auxquels prêter attention :

 

  • Prix et rendement
  • Plage de tension d’entrée : les onduleurs dont la plage d’entrée est importante atteignent le point de puissance le plus élevé (= Maximum Power Point Tracker, ou MPPT) même s’il y a de l’ombre. Le MPPT de l’onduleur est un mécanisme qui permet d’extraire la puissance maximale du panneau solaire quelles que soient les conditions. Pour ce faire, il ne s’agit pas d’imposer une charge maximale mais optimale au panneau solaire.
  • Longévité
  • Sécurité
  • Occupation de l’espace et bruit

 

À terme, il est possible de compléter votre installation solaire par une batterie domestique. Dès que les panneaux solaires produisent plus d’énergie que la puissance de l’onduleur, la batterie se met en charge. Plus loin dans cet article, vous en apprendrez davantage sur ce type de batterie domestique.

Types d’onduleur
On trouve aujourd’hui sur le marché trois types d’onduleurs pour panneaux solaires.

 

  • Onduleurs ‘string’ : l’installateur branche les panneaux solaires placés en série dans des rangées (= strings) à un ou plusieurs onduleurs centraux. Ceci présente l’inconvénient que les panneaux solaires moins productifs (à cause de l’ombre par exemple) ont également une influence négative sur la puissance des autres panneaux.
  • Micro-onduleurs : chaque micro-onduleur couvre la puissance d’un seul panneau solaire. Le grand avantage ? Ce type d’onduleur réduit l’effet négatif de l’ombrage et offre la possibilité de contrôler la puissance par panneau.
  • Power Optimizers : ils présentent les mêmes avantages que les micro-onduleurs, mais sont moins chers.

Les installations de panneaux solaires fonctionnent avec un compteur inversé

Il arrive parfois que vos panneaux solaires produisent plus d’énergie que vous n’en avez besoin. Le surplus d’électricité produit par votre installation est injecté dans le réseau. Mais, lors des journées plus sombres par exemple, les panneaux solaires produisent moins d’énergie, et vous devez vous fournir auprès du réseau. Le compteur électrique mesure l’électricité que vous injectez et prélevez du réseau.

Un compteur analogique inversé peut tourner dans deux directions :

  • Le relevé du compteur augmente lorsque c’est le réseau qui vous fournit l’électricité.
  • Le relevé du compteur diminue lorsque vous injectez un surplus d’électricité dans le réseau.

 

Vos kWh injectés compensent partiellement ceux que vous prélevez du réseau. Grâce à un compteur qui tourne à l’envers, le montant de votre facture d’électricité peut ainsi être égal à zéro en fin d’année.

Un compteur inversé est-il toujours autorisé ?

Le compteur qui tourne à l’envers n’est autorisé que si la puissance maximale en courant alternatif de votre installation de panneaux solaires est inférieure ou égale à 10 kW. Pour les installations de plus de 10 kW, on installe un compteur séparé. Ainsi, l’injection et le prélèvement d’électricité sont mesurés séparément.

 

Votre compteur ne tourne pas à l’envers ? Contactez votre gestionnaire de réseau.


Vous disposez d’un compteur bi-horaire ?
Un compteur bi-horaire se compose d’un compteur de jour et d’un compteur de nuit. Le compteur de jour mesure la consommation entre 6 ou 7 heures du matin et 21 ou 22 heures. La plage horaire exacte dépend de votre gestionnaire de réseau et de la commune où vous habitez. L’électricité que vous consommez au tarif de nuit est moins chère.

Il y a assez de place sur votre toit pour y installer des panneaux solaires qui couvrent votre consommation en heures pleines ainsi qu’en heures creuses ? Il est alors préférable de passer à un compteur simple. Pourquoi ? Supposons que vous restituiez 8 kWh d’électricité au réseau pendant la journée parce que vous en consommez moins que vous n’en produisez. Le soir, vous devrez utiliser le réseau pour vous fournir ces 8 kWh parce que votre consommation est plus élevée. Dans ce cas, avec un compteur bi-horaire, vous devrez payer le tarif de nuit pour ces 8 kWh utilisés. Avec un compteur simple, votre consommation serait nulle.

Le passage à un compteur simple se fait en désactivant le comptage des ‘heures creuses’. Cela vous coûtera environ 70,07 € hors TVA soit 84,78 € TVA comprise. Votre compteur ou votre armoire électrique n’est pas adapté(e) à la désactivation des heures creuses ? Il faudra alors procéder à son remplacement. Contactez votre gestionnaire de réseau pour obtenir un devis gratuit. N’oubliez pas que vous récupèrerez rapidement le coût du passage à un compteur simple, parce que ce type de compteur vous permet de réaliser davantage d’économies.

Conseil : mieux vaut effectuer le passage à un compteur simple durant la période de relevé annuel du compteur. En savoir plus ? Cliquez ici et .

Votre toit est trop petit pour couvrir l’entièreté de votre consommation d’énergie ? Voyez si vous ne pouvez pas installer des panneaux solaires à haut rendement.

Qu’en est-il du compteur numérique ?
Depuis le 1er juillet 2019, les compteurs électriques actuels de tous les prosommateurs (qui produisent et consomment à la fois) sont progressivement remplacés par des compteurs numériques ou compteurs intelligents qui transmettent automatiquement les relevés de compteur. Tous les anciens et nouveaux prosommateurs équipés d’un compteur numérique ont jusqu’à la fin de l’année 2020 pour choisir entre :

  • Faire fonctionner le compteur numérique comme un compteur inversé (jusqu’à 15 ans après la mise en service). Les tarifs du réseau sont facturés sur base du principe de compensation avec le tarif prosommateur.
  • Ne pas faire fonctionner le compteur numérique comme un compteur inversé. Les tarifs nets sont calculés sur base des prélèvements réels. Dans ce cas, il vaut mieux déplacer votre consommation des heures creuses aux moments où le soleil brille, ce qui vous permet de réaliser de belles économies.

Stocker l’énergie excédentaire dans une batterie domestique : cela en vaut-il la peine ?

Les experts estiment que vous consommez vous-même environ 30 % de l’énergie produite par vos panneaux solaires. Les 70 % restants sont dirigés vers le réseau de distribution. Avec une batterie domestique, vous pouvez stocker vous-même cette énergie excédentaire, ce qui vous permet d’atteindre une autonomie de 60 à 80 %.

Ce pourcentage dépend de votre mode de consommation ainsi que de la puissance et de la capacité de stockage de votre batterie et de votre onduleur. Surtout pendant les mois d’hiver, votre énergie stockée ne vous suffira probablement pas, et vous devrez donc vous approvisionner en énergie auprès du réseau.

Cela vaut-il la peine d’investir dans une batterie domestique aussi coûteuse ?
Ce sont principalement les consommateurs disposant d’un compteur électrique numérique et qui optent pour le nouveau tarif net qui tireront profit d’une batterie. Le tarif prosommateur permet en effet d’utiliser le réseau électrique comme ‘dépôt’ de votre surproduction. Avec le nouveau système, ce ne sera plus le cas. Il sera donc préférable de reporter votre consommation à un autre moment (par exemple en programmant de faire tourner le lave-vaisselle pendant la nuit). Ou bien vous devrez stocker votre énergie excédentaire ailleurs, dans une batterie domestique par exemple.

Depuis le 1er août 2019, le Gouvernement flamand offre une prime pour les batteries domestiques aux familles disposant d’un compteur d’électricité numérique. Vous pouvez demander vous-même cette prime auprès du Département Environnement du Gouvernement flamand. Attention : pour ce faire, vous avez besoin d’un certificat Fluvius. En savoir plus sur la prime pour les batteries domestiques ? Cliquez ici.

Il est tout à fait possible de combiner panneaux solaires et chauffe-eau thermodynamique

Votre ancien chauffe-eau électrique doit être remplacé ? Dans ce cas, installez un chauffe-eau thermodynamique (appelé aussi boiler pompe à chaleur). Celui-ci produit de l’eau chaude domestique de manière efficace sur le plan énergétique et écologique. Un chauffe-eau thermodynamique extrait 75 % de son énergie de l’air et produit facilement 60 % de CO2 en moins. Son isolation d’excellente qualité garantit un rendement élevé et une perte de chaleur minime. Maintenir l’eau chaude à la bonne température coûte donc un minimum d’énergie. Du reste, chaque chauffe-eau thermodynamique est équipé d’une résistance électrique. Celle-ci prend le relais du chauffe-eau lorsqu’il ne parvient pas à amener l’eau à la température requise assez rapidement, ou lorsque vous avez besoin de davantage d’eau chaude.

Vous tirerez le meilleur parti d’un chauffe-eau thermodynamique en le combinant avec des panneaux solaires. C’est en effet pendant la journée qu’une installation de panneaux solaires fournit le plus d’énergie, or c’est précisément à ces moments-là que vous en consommez moins. L’énergie que vos panneaux solaires auront produite ‘en excès’ pendant cette période sera alors utilisée pour chauffer votre chauffe-eau thermodynamique.

Le prix d’une pompe à chaleur dépend de la marque, du type, de ses performances et de sa capacité. Actuellement, celle-ci coûte environ 2 500 € (hors TVA et installation). C’est plus cher que d’autres systèmes, mais sachez qu’un chauffe-eau thermodynamique est facilement trois fois plus efficace qu’un chauffe-eau électrique. Alors qu’un système traditionnel convertit 1 kWh d’électricité en 1 kWh de chaleur, un chauffe-eau thermodynamique convertit ce même kWh en 3 à 3,5 kWh de chaleur. Vous pouvez ainsi économiser jusqu’à 70 % d’électricité et récupérer le coût de votre installation en 5 ans en moyenne.

Bon à savoir : depuis le 1er janvier 2019, vous pouvez demander une prime pour l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique. Pour en savoir plus, cliquez ici pour la Flandre, ici pour Bruxelles, et ici pour la Wallonie.

Intéressé(e) par les nombreux avantages de l’énergie solaire ?

Grâce à ARALT, Solar Expertise by Essent, vous pouvez très facilement produire vous-même de l’énergie durable avec des panneaux solaires. Demandez dès aujourd’hui conseil ou un devis sans engagement. Il n’est même pas nécessaire d’être client Essent pour bénéficier de notre offre.