D’après l’IRM, avec plus de 1 757 heures d'ensoleillement, 2019 figure dans le top 5 des années les plus ensoleillées. Douze très bons mois pour les propriétaires de panneaux solaires ! Mais quel rendement pouvez-vous réellement espérer si vous investissez dans ce type de panneaux ? Et quel est l'impact du tarif prosommateur sur ce rendement ? Nous vous expliquons tout cela dans les détails.

Forte baisse du prix des panneaux solaires

Au cours des dix dernières années, le prix des panneaux solaires a baissé considérablement. Aujourd'hui, celui-ci est d'environ 1 500 euros par kilowatt-crête (l'énergie produite par les panneaux solaires s'exprime en kilowatts-crête). Quand on sait que, d'après les chiffres des autorités, la consommation annuelle moyenne d'une famille de 4 personnes dans notre pays est de 3 500 kWh (ce qui équivaut à 3,5 kilowatts-crête), on peut donc estimer qu’un investissement de quelque 5 000 euros est tout à fait réaliste. Il faut toutefois tenir compte du ‘tarif prosommateur’, un coût obligatoire payable pour l'utilisation du réseau de distribution qui est appliqué à ceux qui choisissent d'utiliser un compteur numérique bidirectionnel. Un prélèvement qui ne s'applique pas à Bruxelles.

Comment déterminer la durée d'amortissement ?

Selon des calculs réalisés par l'organisation de consommateurs Test Achats, le rendement potentiel d'une installation de 5 kilowatts-crête (pour une famille avec 2 enfants) sur 20 ans se situe entre 3,5 % (moins bonne orientation du toit) et 5,5 % (orientation optimale). Cela signifie une durée d'amortissement de 8 à 12 ans. La durée de vie d'une installation peut atteindre 25 ans. Pour effectuer son calcul, Test Achats s’est basé sur une inflation de 1 %, une augmentation des prix de l'énergie de 3 % et un prix de revient des panneaux de 1 500 euros par kilowatt-crête.


Des chiffres différents s'appliquent en Région bruxelloise car le compteur bidirectionnel y est remplacé par des certificats verts. Grâce à cette subvention, le rendement se situe entre 4 et 6 %. La durée d'amortissement est donc de 5 à 7 ans.

Quel est l'impact du tarif prosommateur sur votre rendement ?

Als je voor een terugdraaiende digitale meter kiest of nog geen digitale meter hebt, betaal je prosumententarief. Deze heffing is er omdat je het elektriciteitsnet gebruikt. Je zet stroom op het net die je te veel hebt en haalt er stroom af als je panelen niets kunnen produceren:Si vous optez pour un compteur numérique bidirectionnel ou si vous n'avez pas encore de compteur numérique, vous payez le tarif prosommateur. Il s'agit d'un coût obligatoire payable pour l'utilisation du réseau électrique. Vous injectez sur le réseau l'énergie que vous avez en trop et vous en prélevez lorsque vos panneaux ne produisent rien ou pas assez, à savoir la nuit ou quand il y a trop peu de soleil. Ce coût est basé sur la puissance de votre onduleur et non sur la quantité d’énergie que vous avez réellement produite. Il peut donc s'avérer payant d'opter pour un onduleur dont la puissance est inférieure à la puissance maximale de vos panneaux solaires. Pourquoi ? En Belgique, avec notre climat, les panneaux solaires ne fonctionnent jamais à 100 %, mais plutôt entre 70 et 90 %.

Le montant du tarif prosommateur dépend de l'endroit où vous vivez. À Bruxelles, ce tarif n'existe pas. Chaque gestionnaire de réseau applique des tarifs différents. Si vous voulez éviter le tarif prosommateur, il est préférable d'opter pour un système qui ne permet pas à votre compteur numérique de tourner à l'envers. Toutefois, dans ce cas, il vous faudra utiliser au maximum l'énergie au moment où vos panneaux solaires en produisent. En effet, en dehors de ces périodes, vous prélèverez de l'électricité sur le réseau et il vous faudra donc la payer. Si vous avez encore des questions relatives au tarif prosommateur, vous pouvez trouver la réponse ici.

Quelques conseils importants

Votre fournisseur de panneaux solaires calculera bien entendu le montant de votre investissement. Toutefois, il convient de se montrer attentif. Quelques conseils…

  • Assurez-vous que ce calcul tient compte d'un rendement qui se réduit au fil du temps. Chaque année, le rendement de vos panneaux solaires diminue d'environ 0,6 % en raison de l'usure. Dans le cas de panneaux de haute qualité, cette baisse n'est que de 0,2 %. Cela signifie qu'après 25 ans, le rendement maximal de votre installation ne sera plus que de 85 %. Pour les panneaux solaires de moindre qualité – souvent en provenance de pays situés hors d'Europe – ce chiffre est probablement encore plus bas.
  • Votre rendement sera plus élevé si vous choisissez des micro-onduleurs : 6 % de plus.
  • Faites attention à l'augmentation du prix de l'électricité mentionnée dans le devis de votre fournisseur. Lorsqu'ils calculent le retour sur investissement, les fournisseurs jonglent souvent avec des hausses de prix élevées pour l'électricité, allant même jusqu'à 7 %. Mais la réalité est différente. Un exemple. Selon les chiffres du gouvernement, le prix de l'électricité était à peu près identique en novembre 2017 et en novembre 2019. Il est également préférable de ne pas surestimer les chiffres de l'inflation. L'inflation s'est élevée en moyenne à 1,44 % en 2019.
  • Des panneaux solaires sales produisent 3 % d'énergie en moins. Si vous souhaitez les faire nettoyer, faites appel à un professionnel et comparez les offres.