Les panneaux solaires eux-mêmes ainsi que l’onduleur constituent les éléments essentiels d’une installation solaire. Celle-ci nécessite également des câbles et une structure portante. Afin de bénéficier d’un rendement optimal, l’installateur doit connecter correctement tous ces composants.

Étape 1 : Renseignez-vous pour savoir si vous avez besoin d’un permis d’urbanisme

Vous avez décidé d’installer des panneaux solaires ?

 

En Wallonie, un permis d’urbanisme n’est pas nécessaire si les conditions suivantes sont remplies :

 

  • Les panneaux solaires doivent être fixés sur le toit ou y être intégrés.
  • Les panneaux solaires ne doivent pas dépasser la limite du bâtiment sur lequel ils sont installés. Aucune autorisation n’est requise pour les panneaux solaires inclinés placés sur un toit plat.

 

Toutefois, pour en être absolument certain(e), il est préférable de vous renseigner à l’avance auprès de votre commune. En effet, il existe parfois un règlement d’urbanisme communal spécifique qui vous impose de signaler l’installation de vos panneaux solaires au moins 20 jours avant le début des travaux. Pensez aussi à réserver un emplacement de stationnement pour l’installateur et une éventuelle plateforme élévatrice. Il faut bien souvent en faire également la demande.

 

Dans la Région de Bruxelles-Capitale, un permis d’urbanisme est nécessaire, sauf dans les cas suivants :

 

  • Les panneaux ne sont pas visibles depuis l’espace public.
  • Les panneaux – s’ils sont visibles depuis l’espace public – sont encastrés dans le plan du toit ou fixés au toit parallèlement à ce plan, sans faire saillie de plus de 30 centimètres ni dépasser les limites du toit (si ce dernier est en pente).

 

En outre, la dispense n’est possible que si les travaux ne dérogent pas aux règlements régionaux ni/ou communaux, ou aux PPAS (plans particuliers d’affectation du sol) et permis de lotir.

 

Si votre habitation fait partie du patrimoine protégé, l’installation de panneaux solaires peut être interdite.

Étape 2 : Contactez un installateur pour une étude préalable

Aucune condition n’est requise pour les installateurs de panneaux solaires : vous pouvez donc les installer vous-même. Nous vous recommandons néanmoins de faire appel à un professionnel.
L’installateur se rend sur place pour voir si votre toit convient pour l’installation de panneaux solaires. Tous les toits n’y sont pas adaptés, il faut donc parfois procéder à quelques modifications pour que ce soit le cas.


Les installateurs se penchent sur les points suivants :

 

  • Le degré de pente de votre toit
  • L’orientation de votre toit par rapport au soleil
  • La surface de toiture disponible
  • Les ombres éventuelles
  • La qualité de la structure de votre toit
  • La couverture du toit (tuiles, ardoises, …) / le type de toit

 

Votre toit contient de l’amiante ? Ce matériau est toxique et interdit à l’installateur d’effectuer tout travaux. Un toit de chaume est hautement inflammable et n’offre aucune sécurité si on y installe des panneaux solaires.

 

Sur base de ces informations et de votre facture d’énergie, l’installateur établit un devis comprenant, entre autres, une estimation du rendement de votre installation, le nombre de panneaux solaires, le type d’onduleur… Ce devis vous convient ? Prenez alors rendez-vous pour l’installation.

 

Vous souhaitez vérifier vous-même si votre toit convient à l’installation de panneaux solaires ? L’article ci-dessous vous fournira de plus amples informations sur les points auxquels prêter attention.

Étape 3 : Montage de la structure portante

L’installation de panneaux solaires chez un particulier prend généralement une demi-journée à une journée entière et est effectuée par deux couvreurs et un électricien. Au début de celle-ci, les installateurs passent en revue avec vous les modalités pratiques de l’installation, telles que le plan de pose, le tracé des câbles et l’emplacement de l’onduleur. Ils vérifient également la résistance de terre de votre habitation ( = la résistance (de prise) de l’électrode de terre par rapport à la terre qui l’entoure). Si celle-ci n’est pas conforme à la législation RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques), ils se chargeront de cette mise en conformité lors de l’installation (moyennant un petit supplément).

 

Ensuite, s’il s’agit d’un toit en pente, on fixe des crochets de toit dans la toiture afin d’y monter la structure portante des panneaux solaires. Si le toit est plat, la structure portante est inclinée. Un ballast suffisant est prévu pour que votre installation reste en place quelles que soient les conditions météorologiques et que l’étanchéité du toit ne subisse aucun dommage. Sur un toit plat, il est du reste conseillé de toujours appliquer une couche de protection entre la structure portante et le dispositif d’étanchéité du toit.

Étape 4 : Fixation des panneaux solaires

L’installateur monte les panneaux solaires sur la structure portante à l’aide de colliers de serrage. La plupart du temps, il utilise 4 colliers par panneau. La fixation des panneaux solaires n’est pas compliquée, mais il s’agit d’un travail lourd. En effet, chaque panneau pèse environ 25 kg.


Lors du montage, les panneaux solaires sont souvent connectés en série. Ce type de montage a néanmoins pour effet qu’un panneau peu performant affecte toutes les autres cellules solaires. Pour éviter cela, il est recommandé de connecter les panneaux en parallèle.

 

L’installateur ajoute des optimiseurs de puissance à ce circuit en parallèle (un par panneau solaire). Il place ces petits appareils entre les panneaux et l’onduleur.

 

Les optimiseurs de puissance permettent :

 

  • Que votre installation solaire soit plus efficace et plus performante.
  • Une surveillance par panneau et un suivi individuel. Il est ainsi plus facile de détecter les panneaux solaires défectueux et de les mettre temporairement hors service si les limites critiques sont dépassées.

Étape 5 : Installation de l’onduleur

L’onduleur est le cœur de votre installation solaire. Il convertit le courant continu généré en courant alternatif permettant de faire fonctionner les appareils électriques. L’application SolarEdge vous permet de surveiller la quantité de courant produite par l’onduleur et celle que vous consommez.


L’installateur fixe l’onduleur perpendiculairement au mur à l’aide d’une plaque de montage. Le raccordement de l’onduleur aux panneaux solaires peut prendre un certain temps, surtout par temps nuageux. L’emplacement de l’onduleur est soumis à un certain nombre de restrictions. Par exemple, l’espace et la ventilation doivent y être suffisants.


Vu que l’onduleur est en haute tension, il s’use plus vite que les panneaux solaires. Choisissez donc un onduleur de bonne qualité et doté d’une garantie sérieuse. Les  onduleurs centraux sont en général garantis entre 5 et 10 ans. Notez qu’il est possible d’acquérir des extensions de garantie de 5 ans proposées à un prix inférieur que des onduleurs neufs. Il existe également des micro-onduleurs dont les garanties plus longues oscillent entre 10 et 20 ans.


À terme, il est possible de compléter votre installation solaire par une batterie domestique. Dès que les panneaux solaires produisent plus d’énergie que la puissance de l’onduleur, la batterie se met en charge. Vous utilisez l’énergie stockée par la batterie à un autre moment de la journée. Il existe par exemple des batteries domestiques qui déterminent elles-mêmes le moment où elles libèrent l’énergie stockée – souvent après le coucher du soleil, lorsque l’onduleur est inactif.


Les possibilités offertes par une batterie domestique vous intéressent ? Renseignez-vous auprès de l’installateur de vos panneaux solaires.

Étape 6 : Câblage de tous les éléments

Le câblage se compose de 2 câbles différents : un pour le courant continu et un pour le courant alternatif. Le câble de courant continu (câble DC) relie les panneaux solaires à l’onduleur, il doit donc pouvoir passer par le toit. Comme le câble est en majeure partie en extérieur, il doit bénéficier d’une double isolation. L’espace autour du câble doit être totalement imperméable afin d’éviter toute fuite. Le câble de courant alternatif (câble AC) va de l’onduleur à l’armoire à compteurs. Votre toit est plat ? Dans ce cas, l’installateur n’y percera généralement pas de trous. Il vous renverra vers un couvreur ou un entrepreneur parce que leurs travaux sont garantis.

 

Comme toutes les constructions métalliques électriques doivent être mises à la terre, des conducteurs de protection sont également installés durant cette phase. Enfin, le jour de l’installation, les installateurs préparent également la plateforme de surveillance. Plus tard, ils en affinent les réglages et le service technique l’analyse. Endéans les 7 jours ouvrables, vous recevrez le lien vers la plateforme.

Étape 7 : Inspection de votre installation

Avant de pouvoir utiliser votre installation solaire, celle-ci doit d’abord être inspectée. La plupart des installateurs s’en charge pour vous et transmet les informations nécessaires à un organisme de contrôle agréé, comme ACETON par exemple. Un collaborateur d’ACETON vous contactera dans les 10 jours ouvrables suivant le placement des panneaux solaires afin de prendre rendez-vous pour l’inspection officielle de votre installation.


L’inspection suit des règles spécifiques conformément à la législation RGIE :

 

  • Examen administratif : vérification, notamment, des caractéristiques techniques et du schéma unifilaire.
  • Examen visuel : l’inspecteur vérifie si la mise en œuvre est conforme aux plans. Il contrôle également, entre autres, la protection contre les surintensités et la mise à la terre du cadre de l’installation. 
  • Mesure : il mesure notamment la continuité des conducteurs de protection et la résistance d’isolement de la pièce en courant alternatif.

 

Sur le rapport d’inspection, vous trouverez entre autres :

 

  • Le nombre et la puissance de crête des panneaux solaires installés.
  • Le nombre, le type, le numéro de série et la puissance maximale en courant alternatif des onduleurs installés.

 

Super pratique : avec ce rapport, l’installateur signale votre installation à la CWaPE (pour les clients wallons) ou à la BRUGEL (pour les clients bruxellois), et au gestionnaire de réseau (pour la Wallonie, il s’agit de – selon votre code postal – ORES, RESA, REW, AIEG ou AIESH, et de Sibelga pour Bruxelles). Ce signalement a lieu dans les 45 jours ouvrables suivant la date de l’inspection.

 

Une fois que votre installation répond à toutes les exigences du RGIE, elle peut être mise en service. Vous devez pour ce faire allumer l’onduleur. Celui-ci vérifie à la fois si tout est correctement connecté et fonctionne bien. Si c’est le cas, vos panneaux solaires produisent immédiatement de l’électricité.

Étape 8 : Prévenez votre compagnie d’assurance incendie

Tout ce qui pourrait modifier la valeur de votre habitation doit être signalé à votre assureur incendie. Cela s’applique aussi aux panneaux solaires. En informant votre assureur, il peut évaluer correctement le risque et la valeur à assurer, et vous évitez ainsi d’être mal assuré(e).