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Grey Day : pourquoi nous avons tellement besoin d'énergie grise

Aujourd'hui - chaque année aux alentours du début du mois de février - c'est le Grey Day (le Jour Gris), le jour où nous manquons d‘énergie verte’ dans notre pays et où nous passons à l’‘énergie grise’, qui provient des combustibles fossiles. La rapidité avec laquelle notre énergie verte est consommée montre à quel point son pendant gris est encore indispensable.

 

Le Grey Day a été créé en 2018 et est tombé cette année-là le 2 février. En 2019, c'était le 4 et cette année, le 5. Il y a donc une légère amélioration, mais la production d'énergie verte ne suffit toujours pas à fournir à tous les ménages belges de l'énergie propre pendant une année entière.

 

En 2016, la part des énergies renouvelables en Belgique était de 8,7 % (contre 1,9 % en 2005). En 2017, ce chiffre est passé à 9,1 %. Si la Belgique continue à verdir sa production d'énergie à ce rythme (+ 0,4 % par an), notre énergie sera 100 % renouvelable en 2246. Pas en 2050, comme prévu.

Quelle est la différence entre l'énergie verte et l'énergie grise ?

La différence entre les deux est simple : l'énergie verte est produite à partir de sources d'énergie inépuisables comme le soleil, le vent, l'eau et la biomasse : un terme générique qui désigne tous les carburants renouvelables d'origine végétale (ou animale).

L'électricité grise est une énergie qui est produite à partir de combustibles fossiles et qui est donc limitée et finie comme le gaz ou le charbon. L'énergie nucléaire est également considérée comme une énergie grise.

Transition énergétique

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Toutefois, l'énergie grise a également son utilité

Dans les prochaines décennies, la population belge continuera de croître, ce qui impliquera automatiquement une augmentation de la demande en énergie. Il ressort clairement des chiffres ci-dessus que l'énergie verte ne suffira pas à elle seule à répondre à cette demande. Nous sommes tous convaincus qu'avec l'énergie verte, nous évoluons vers un approvisionnement énergétique à faible teneur en carbone. Mais cette écologisation prendra du temps. Pour répondre à la demande croissante d'énergie, il faudra donc encore, dans les années à venir, un mélange d'énergie verte et d'énergie grise.

 

La faible croissance des parcs éoliens entrave également l'émergence de l'énergie verte. En 2019, seules 25 nouvelles éoliennes ont été installées, représentant une capacité d'à peine 75 mégawatts (MW). C'est particulièrement peu par rapport aux années précédentes. En 2015 et 2017 par exemple, 85 et 80 éoliennes étaient venues renforcer le parc belge, pour une capacité de production de plus de 200 MW.

 

Mais quelle est la raison de ce faible nombre de nouvelles éoliennes ? Pour commencer, les autorités locales et les habitants s'opposent régulièrement à l'installation d'éoliennes et ce, notamment, parce qu'ils ont l'impression qu'elles leur gâchent la vue. En outre, la production et la livraison d'éoliennes ont été retardées par les problèmes rencontrés par certains fabricants.

 

Tous ces facteurs nous permettent d'avoir un regard réaliste sur l'équilibre entre l'énergie verte et l'énergie grise. Nous nous rendons compte que l'énergie grise est encore indispensable. Aujourd'hui et dans un avenir proche.