L’e-mobility a le vent en poupe. La technologie évolue en permanence et les véhicules électriques connaissent bon nombre de tendances et d’innovations, notamment : une autonomie plus généreuse (davantage de distance parcourue entre deux recharges), un plus large choix de zones de recharge et même une trottinette électrique qui trouve toute seule le chemin vers la borne de recharge la plus proche. Nous dressons ici l’inventaire des principales tendances en matière de véhicule électrique, e-bike et trottinette électrique.

Le vélo électrique : batteries plus puissantes, nouvelles vitesses et vélo à courroie

La technologie de l’e-bike ne connaît pas de repos elle non plus. C’est ainsi que l’e-bike de demain se voit doté d’une batterie plus puissante et de nouvelles vitesses, en plus de s’affranchir de la traditionnelle chaîne de vélo.

1. Batteries plus puissantes
Les batteries deviennent toujours plus petites, plus puissantes et plus rapides à recharger. C’est le cas pour les voitures électriques mais également pour les vélos. Ce sont surtout les amateurs d’e-bike sportif ou de VTT qui réclament une meilleure autonomie pour éviter de se retrouver sans batterie au beau milieu d’une ascension. Dans cette optique, la marque pionnière Haibike a sorti dès 2018 un double accumulateur : le premier logé sous le tube inférieur du cadre, le second situé à la place du porte-bidon. Le Supercharger de Riese & Müller a quant à lui une double batterie du même type, installée dans les tubes supérieur et inférieur.

2. Nouvelles vitesses
Les vélos traditionnels ont un système de vitesses qui est soit intégré sur le moyeu (permet de changer de vitesse à l’arrêt), soit sur le dérailleur (nécessite de pédaler pour changer de vitesse). Ces systèmes demeurent très populaires, mais sur le marché apparaissent de plus en plus de nouveaux équipements. En outre, il existe également des systèmes qui calculent la meilleure vitesse à sélectionner sur base de votre allure, de votre cadence et d’un certain nombre de capteurs.

3. Le vélo à courroie
Dites adieu à la chaîne de vélo telle que vous l’avez toujours connue, car les fabricants sont de plus en plus nombreux à troquer cet équipement traditionnel pour l’entraînement par courroie, également appelé belt drive. Ce nouveau système est moins bruyant, plus facile à entretenir et, cerise sur le gâteau, sa durée de vie est plus longue. En effet, alors qu’une chaîne doit être remplacée après 7 000 à 8 000 kilomètres, un belt drive affiche jusqu’à 30 000 kilomètres au compteur avant de devoir céder la place à son successeur.

La trottinette électrique : régulateur de vitesse et e-scooters autonomes

C’est peut-être la trottinette électrique qui fait la plus forte impression en matière d’innovations. Alors que Segway avait dans le passé plutôt une image synonyme de surf, la marque fait maintenant fureur avec ses trottinettes électriques équipées de régulateur de vitesse ou, plus fort encore, tout à fait autonome.

1. Régulateur de vitesse
Segway lance donc le Segway Air T15, le premier e-scooter avec régulateur de vitesse. La trottinette électrique étant équipée d’une manette de gaz, vous vous aidez pour ainsi dire des pieds tout en roulant. La technologie intégrée calcule immédiatement la friction et la situation de la route et peut ainsi automatiquement maintenir une vitesse constante. Vous désirez aller plus vite ? Il vous suffit de donner quelques bons coups de pied. Ralentir ? Vous appuyez sur la pédale située au niveau de la roue arrière. Voilà donc bien une trottinette équipée d’un régulateur de vitesse. En outre, elle offre davantage de durabilité puisqu’en freinant, la trottinette récupère une partie de l’énergie due aux frottements pour recharger la batterie.

2. La trottinette autonome
L’année dernière a même vu l’apparition d’une trottinette autonome. Celle-ci roule toute seule vers la zone de recharge la plus proche. Le Kickscooter T60 sera mis sur le marché au début de cette année.

La voiture électrique : meilleure autonomie, plus de zones de recharge et voitures partagées

La voiture électrique est une notion relativement récente et pourtant, elle fait déjà l’objet de nombreuses innovations. La voiture électrique du futur devra posséder une plus grande autonomie, être plus rapidement rechargeable et avoir les qualités nécessaires afin d’attirer les contrats de leasing et de partage.

1. Une autonomie plus vaste
Le plus gros inconvénient que présente la voiture (entièrement) électrique réside dans le fait qu’elle n’est pas adaptée aux longues distances. Pour un véhicule hybride par contre, cela n’est pas un problème puisqu’il dispose à la fois d’un moteur électrique et d’un moteur thermique. Vous découvrirez plus d’informations sur les différentes voitures électriques dans cet article. Mais quiconque veut rouler dans une voiture entièrement électrique devra momentanément se limiter à des déplacements du type domicile-bureau. L’industrie travaille cependant à améliorer les choses : la nouvelle génération de voitures électriques possède déjà davantage d’autonomie, susceptible de rendre beaucoup plus attractif le concept de mobilité électrique. Ainsi, le dernier cri en matière de voiture électrique vous garantit actuellement un rayon d’action de 395 km avec une batterie chargée au maximum, le nombre de kilomètres dépendant évidemment de votre vitesse, de votre style de conduite, de la température et de la région, mais l’avancée en la matière est déjà tout simplement spectaculaire.

2. Davantage de zones de recharge
Quelle que soit l’autonomie de votre voiture, votre batterie finira toujours par se vider. Ce qui n’est pas très pratique, surtout si vous ne disposez pas d’une borne de recharge à proximité. C’est la raison pour laquelle le gouvernement wallon a décidé d’investir massivement dans un réseau de bornes de recharge. Un plan quinquennal a été lancé de 2018 à 2022, qui vise principalement à placer davantage de bornes de recharge dans les zones où la demande dépasse actuellement l'offre. Fin 2017, il y avait environ 280 bornes de recharge publiques dans le sud du pays, d'ici 2030 le gouvernement wallon prévoit d'en avoir 7 500 au total. Vous trouverez le nombre actuel de bornes de recharge sur cette carte interactive

Le gouvernement bruxellois souhaite également disposer de bornes de recharge supplémentaires. C’est pourquoi la Région a commencé à en installer de nouvelles en 2019, espérant en avoir une centaine de plus le 1er janvier 2020. Malheureusement, une vingtaine de bornes seulement ont pu être installées à cette date. Vous trouverez ici toutes les bornes de recharge publiques situées à Bruxelles.

3. Davantage de voitures électriques en leasing et en voitures partagées
De plus en plus d’entreprises offrent la possibilité de disposer d’une voiture électrique en leasing. Résultat, en 2020, on verra beaucoup plus de voitures de société écologiques sur les routes. De plus, le total cost of ownership (TCO ou coût total de possession) des véhicules électriques est également plus favorable aux entreprises. En effet, le coût total de possession ne concerne pas seulement le prix d'achat (plus élevé), mais tous les coûts, tels que le carburant, l'amortissement, les taxes, l'assurance et l'entretien.

Les voitures partagées gagnent également en popularité, surtout à cause du phénomène d’urbanisation qui se dessine de plus en plus clairement. L’économie de partage a le vent en poupe, de même que les modèles économiques basés sur un abonnement (vous souscrivez un abonnement à un certain service jusqu’à ce que vous n’en ayez plus besoin) attirent de plus en plus de monde. Une voiture partagée constitue déjà en soi une alternative durable (et avantageuse) à la voiture personnelle, a fortiori une voiture partagée électrique. Les villes sont de plus en plus nombreuses à offrir la possibilité d’utiliser ce genre de voitures partagées. À Bruxelles, vous avez par exemple Brussel Zen Cars, et à Gand vous trouvez Partago et Batmobiel. Cambio a également quelques voitures électriques dans son parc automobile.